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Badr Hari sur WikipediaIl est difficile de suivre toutes les compétitions liées aux MMA, je m’en suis rendu compte depuis quelques semaines maintenant. J’ai pu faire l’annonce du lancement du K1 World GP 2008, mais pas celle des résultats.

Alors puisqu’on ne peut pas tout faire, je vais même me concentrer sur un combattant à la fois, plutôt que sur un combat à la fois. Ca va vous permettre de découvrir un combattant dans toutes ses attitudes, de gagnant ou de perdant.

Je vais me permettre de donner mon avis sur le sujet… donc les commentaires sont là si vous voulez me pourrir la vie.

Allez on commence avec…

Badr Hari

Rapide rappel. : Il est né le 8 décembre 1984… Il a donc 24 ans aujourd’hui. Bon anniversaire Badr.
Il pratique les arts du combat depuis l’âge de 7 ans (kick boxing). en 2003 il monte sur le ring pour son premier match de K1 et en 2007, il remporte le titre, face à Yusuke Fujimoto.

Badr Hari contre Peter Aerts :

http://www.youtube.com/watch?v=uyTH239vSE8

Que peut-on dire de cette vidéo ?

Badr Hari fait montre d’une certaine technique : vif et prudent, il a assez de « cojones » pour tenter des trucs comme des coups de pieds retournés. Pas très efficace puisqu’il tourne le dos à l’adversaire et ne le voit donc pas quand il touche, mais bon… il touche ! A la limite du coup de bol, mais il touche.

Peter Aerts, quant à lui, est un… bon gars. Face à Hari il est pataud et lent. Son point fort ? Il encaisse très bien… mais sur cette vidéo, je ne vois rien d’autre. Peut-être même as-t-il fait la « nouba » toute la nuit.

Un match qui laisse sur sa faim tant les combattants sont d’un niveau inégal (si on passe sur les 14 ans qui séparent les deux combattants).
Rien de très reluisant en somme.

Mais Badr Hari a cela aussi qu’il nous aide à bien comprendre la différence entre les arts martiaux et les sports de combat. Observons la vidéo suivante qui oppose Badr Hari à Remy Bonjasky qui est quand même la finale du K1 2008.

Badr Hari contre Remy Bonjasky

On peut noter tout de suite, le dynamisme de M. Bonjasky. Un jeu de jambes très souple servant une garde très fermée, parfois hermétique même. A la 4 ème minute de cette vidéo, M. Hari encaisse crochet du droit qui le sonne. Il est aussitôt suivi d’un coup de pied circulaire qui, si Badr n’avait pas chuté sur le côté suite au crochet, aurait touché la tête, mettant probablement fin au combat… dans les règles

Remy est donc un combattant à la hauteur et de surcroit dangereux pour Badr Hari (et ce dernier le sait désormais)

Le problème de cette rencontre survient à peu près à 6mn35 dans cette vidéo, dans le second round.
Badr Hari entame une mise sous pression de Remy Bonjasky, et enchaîne les coups de poings. Mais… le combattant noir ne s’en laisse pas compter, et rend coup pour coup : un coup de poing de Hari déclenche un coup de pied de Bonjasky. Une partie de ping pong violent s’engage.
Jusqu’au moment ou Bonjasky est projeté au sol, sonné.

Vous remarquerez l’intervention de l’arbitre, il s’interpose.
Mais au lieu de laisser le juge japonais faire son job et compter Remy, Hari continu à distribuer les coups de poing. L’arbitre se lève pour le repousser et comble de l’horreur, Badr en profite pour donner un coup de talon à Bonjasky… en pleine tête.

Ce geste vaudra à Badr Hari, la disqualification et la vistoire de Remy Bonjasky. On peut noter que, celui-ci en pleure, ne souhaitait pas la victoire dans ces conditions.
« Pas comme ça », semble vouloir dire son attitude désolé.

La vidéo maintenant, histoire de vous faire vous-même une idée sur ce match incroyable :
http://www.youtube.com/watch?v=Vac7WdaLS8k

Conclusion ? Badr Hari est bon, mais il est jeune, et il a laissé ses émotions prendre le dessus, sans penser aux conséquences de son geste. Ce que la plupart donne comme une acte anti-sportif est en fait un geste d’une grande lâcheté.

Dans la rue, c’est évidemment une des vos possibilités si votre agresseur se retrouve au sol. Soit vous en profitez pour vous sauver (pas de honte à sauvegarder sa vie et celle de ses proches), soit vous l’assommez. Mais en faisant ce choix vous prennez le risque que votre geste fasse plus que l’assommer et les conséquences que cela aura sur votre vie future en seront toutes autres.

Mais nous sommes là dans une compétition sportive et l’arbitre est là pour sauvegarder l’intégrité physique des combattants.

L’adversaire étant au sol, sonné, et protégé par l’arbitre, Badr Hari n’aurait jamais dû vouloir le finir à coup de talon, marquant ainsi son manque total de considération envers l’adversaire ET l’arbitre.
Marquant aussi son manque total d’esprit martial tel qu’il est véhiculé à notre époque… le respect faisant parti de cet esprit.

« Seul un idiot n’apprend pas de ses erreurs » dit-on. Espérons qu’il aura retenu cette leçon.

Consultez le site officiel de Badr Hari


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