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L’autonomie en théorie, conforte un système de pensée immunisé contre la dépendance.
L’action est au cœur de l’autonomie.
L’autonomie et la dépendance se mesurent –t-elles ?
Quels sont les enjeux de l’autonomie concernant la pratique du Qi Gong, des arts énergétiques chinois ? Et par extension, la pratique des techniques Corps/Esprit répandues en France, jusque dans les hôpitaux, appartenant aux méthodes dites de Développement Personnel.

Vous avez dit autonomie ?

Si le manque d’autonomie de mon Smartphone me permet d’évaluer ma dépendance à ce dernier, mes attachements s’intensifient et se densifient lors de l’épreuve de son manque. Sans mon téléphone je me sentirais fragilisé.e, vulnérable, voire amputé.e, handicapé.e, désorienté.e.

fenêtre ouverte sur ses émotions

L’addiction enferme les émotions et la conscience dans une forteresse scellée par des peurs. Le discernement en faillite s’effondre insidieusement à cause du renforcement volontaire et involontaire de ses verrous.
Quel est le contrat moral pour ce consentement ?

La pratique autonome du Qi Gong est essentielle pour avancer sur son propre chemin.
Sans compter que ses vertus notoires en sont décuplées quand l’étudiant mobilise tout seul ses énergies, sans coach, sans l’attention vigilante et bienveillante d’un enseignant, sans un groupe – fragment du Tao porteur d’énergies positives, constructives et réconfortantes – et facteur de motivations.

Ying Yang oblige : dedans dehors, avec pour maître et pour disciple : soi, acteur et spectateur à la fois.
N’est-ce pas le chemin et le but du Qi Gong ? À la source de l’intention de progresser vers un perfectionnement quantifiable, appréciable, d’après des marqueurs techniques, psychologiques et philosophiques, relatifs car subjectifs.
D’un point à un autre, inexorablement, collé à la roue du temps, chacun taille sa route dans la jungle de ses désirs et de ses frustrations pour rencontrer la paix du corps et de l’esprit.
All Included – Le tout en Un être – sans pour autant qu’il ait à porter une croix, en pèlerin éternel.

L’autonomie du mental, du psychisme, du physique.

T.P (Travaux Pratiques) :
Conjuguer je suis responsable de mon autonomie au présent de l’indicatif.

L’enseignant, instructeur d’Activité Physique et Sportive (APS) ou pas, (comptons aussi sur les praticiens en Médecine Traditionnelle Chinoise formés et spécialisés au Qi gong thérapeutique, ainsi que sur tous les collègues Hors Système) auquel des femmes et des hommes confient un segment de leur traversée terrestre, en attendant d’eux un soutien et un accompagnement vers une progression joyeuse que son professeur est à même d’évaluer, en pédagogue responsable, soit aussi responsable de l’autonomie de ses élèves :

  1. vis-à-vis vis de lui, passeur d’une technique et de ses applications.
  2. vis-à-vis de la méthode, du Qi Gong qu’il propose.

Le monde est grand. Le rétrécir à sa simple personne et à une technique est l’appauvrir en le vidant sciemment de ses richesses.

Qu’est-ce que me garantit au fond de ne pas être soumis.e à l’emprise d’un.e enseignant.e de Qi Gong, à ses perversions et à ses névroses ?

En dépit de beaux et séduisants discours bien répandus auprès du public (publi-reportages compris), malgré le foisonnement des vitrines qu’offrent les blogs, les sites gratuits et les affiches arrosées sur Internet, toute la communication du Wushu est imprégnée et transpire les courants de pensée de la Chine antique. Un socle intellectuel dynamique et vivant depuis tous ces longs siècles, pour appréhender le monde et sa réalité de façon universelle, car holistique.

Je pense donc je pense

À noter : Les érudits Made Réseaux Sociaux débarquent, afin de combler les vides culturels et idéologiques. Après la vague des bisounounours, puis des groupes-poubelles, les textes anciens deviennent la nouvelle Bible, la référence morale. Tout y est dit et son contraire, un sport à prétention élitiste, avec des élus et des éclairés.
Éclairé ne signifie pas éveillé.

T.P.  Conjuguer au présent de l’indicatif : moins tu comprends, plus tu te tais.

Vivre le silence, alors dominé.e.s par des concepts interprétés qui ne se raccordent pas à l’existence concrète, à l’instant présent, équivaut à une déconnexion volontaire pour un exercice intellectuel passionnant et néanmoins curieux.

Couper la terre du ciel ne présage rien de rassurant.
(Si j’ai bien appris ma leçon).

Une vie ne suffira certainement pas à vouloir fusionner le corps et l’esprit, tant la fracture est importante.
Qu’importe. Pourvu qu’on ait l’ivresse.
Que faire d’autre de toute façon.

Le regard panoramique atrophié, les confusions s’entrelacent formant une nébuleuse où le pouvoir de celui qui sait est en vigueur.
Qui sait quoi ? Et pour quoi ? Si ce n’est pour vivre harmonieusement auprès des siens et avec ceux qui les entourent.
Non pas en s’inventant un roman où des sages mystérieux délivreraient des paroles sacrées à celle et à celui qui veut bien l’entendre, comme il y a plusieurs milliers d’années alors que la Chine créait sa médecine, pour figer le temps dans nos imaginaires mouvants et extensibles, nourris d’une langue exotique, poétique, symbolique, imagée, picturale, et si différente de la nôtre.
Les nombreuses publications des 81 versets attribués à Lao Tseu, traduits du chinois au français, sont parfois franchement différentes, appellent à une diversité d’interprétations plus que nuancées. La concurrence de ses traducteurs est âpre. Je ne compte pas les traductions de l’anglais au français :
l’interprétation d’un traducteur du chinois à l’anglais + l’interprétation d’un traducteur de l’anglais au français = Trop c’est trop de filtres = deux couches empilées et fusionnées pour une traduction/interprétation à la fois.

Qui dit quoi de quoi au nom de quoi ? Sur Facebook en particulier, nous pouvons nous interroger sur cette posture en vogue depuis peu, qui conditionne nos cerveaux encore disponibles, en les culpabilisant d’être des ignorants, de pauvres âmes errantes, perdues dans le tourbillon cosmique. Abonnement Premium en option.

L'agent Smith cherche Néo

Je suis donc je suis

L’autonomie de penser en prend un sacré coup, scotchée la plupart du temps, à la parole divine d’un avatar : le comble de la transparence intellectuelle.

Je sais donc je suis…invisible, c’est mieux pour le Tao, pour moi, pour ma sécurité.
Laquelle ? Que craignent les internautes et les administrateurs de groupes et pages dédiés au taoïsme, à son étude, pour choisir d’être soit disant non repérables ? Par qui ? (à l’opposé ceux qui contribuent au Star Système bien ficelé, quoique devenu poreux, placardent le net sur le terrain des médias numériques, papier, et audio-visuels, des médias à gros tirages, chacun à sa manière et avec son style.
On a des moyens ou on n’en a pas.)

Sans faire de la psychologie de comptoir, je ne veux pas dire, mais cette paranoïa transculturelle est dérangeante.

Ces flippés de base, de surcroît, omettent naturellement de se présenter. Juste une phrase laconique, vue et revue.
L’absence d’un minimum de politesse et de civisme est courante sur les réseaux sociaux.
Les humanistes et pacifistes du Qi Gong n’y échappent pas.

La banalisation de l’anonymat ne choque plus personne. C’est pourquoi ne pas prendre le temps d’exposer le motif et l’objet d’avoir créé un espace de rencontre virtuel, qui se prétend haut combien sérieux et rigoureux, ne pose aucun problème à personne.
Encore moins d’être manipulé par un planqué, sans adresse, sans visage, sans parcours qui nous explique le sens des choses, en vrac, selon ses humeurs, jusqu’à prêcher la bonne parole du savant, sans aucune ligne directrice, soit sans programme pédagogique.

Une forme de dictature du savoir serait ainsi en marche. Les écoles ont bien miné le terrain en ajoutant sur le marché de nouvelles formations, chaque année, à chaque rentrée. Dès fois que leurs étudiants oublieraient leurs leçons, des fois que les mêmes deviendraient idiots entre temps.
Le marché des formations des écoles gave les pratiquants et enseignants comme des oies dans des fermes industrielles.

Des combats de coqs masqués en donneurs de leçons.
Il ne manque plus que la bande son, avec voix synthétiques, genre robot, voix d’outre tombe ou de l’oracle d’un film de Science-Fiction.
Pas de femmes dans ces fils de discussion. Rien de nouveau. Messieurs, causez, on vous écoute.

4 personnages bleus et translucides vous tendent la main

Pourquoi et comment protéger et développer son autonomie ?

L’intégrité d’une personne lui appartient.
La personne est un ensemble de composants physiques, biologiques, psychologiques, mentaux et spirituels à des niveaux de potentiels, de compétences et de santé variables, toutes autant respectables les unes que les autres face à l’éternité.

Les ingérences physiques, psychologiques mentales et morales sont bannies de toute posture éthique vis-à-vis de quiconque, et plus particulièrement dans le cadre d’une relation enseignant.e / élève.

Le Qi Gong n’est pas une occasion d’exercer une emprise physique, psychologique et mentale sur d’autres individus, adultes et enfants, au nom, ou derrière des principes alors galvaudés et bradés.
L’acculturation est de la responsabilité de tous, des pratiquants et des enseignants.
Le Qi Gong n’est pas un laisser passer vers un paradis irréel, battit dans l’imaginaire collectif, avec une réalité intérieure individuelle sans limite.
L’esprit est libre. L’imaginaire est infini.
Reste le corps éphémère et limité dont le propriétaire unique est le capitaine, le dernier à quitter le navire.

Le Qi Gong, une occasion de s’exercer au bonheur

De plus en plus de personnes viennent au Qi Gong. C’est une excellente nouvelle sans être un scoop. Sa pratique fait du bien, à tous.
Le Qi Gong est fondamentalement démocratique. Il s’adresse à chacun.e, sans distinction, sans exigence de niveau, sans compétition.
Même si ce temps semble révolu, cette générosité tient aussi à l’abondance des Qi Gong qui ont fleuri dans l’immense Chine, puis dans le restant du monde, jusqu’à nous, aujourd’hui.
Un long périple qu’il est sérieux d’envisager avec du recul, avant de prendre son billet et d’embarquer, afin de ne pas oublier ou de risquer de perdre ses bagages sur le quai.

L’autonomie consisterait à revenir à ce sentiment, loin des affaires se jouant à tous les échelons du système de la communauté Wushu, bien encadré par ses chefs et leurs tribus.
On tend vers une série de Netflix avec ses héros.

L’autonomie reviendrait à redonner du sens aux valeurs qui nous animent en les pétrissant loin des regards pour échapper aux conditionnements, du moins tenter au mieux de s’en dévêtir, face à face avec soi-même.

Le Qi Gong est un outil permettant de revenir à soi.
Le Qi Gong est une discipline fondée sur la conscience. En cela, le Qi Gong ne permet pas de retourner à un modèle de soi, à une représentation de soi préfabriquée à la sauce piquante ou au tofu, fabrication maison.

Le Qi Gong ne fabrique pas une idée de soi.

Le danger avec le Qi Gong, tient au fait que tout peut faire basculer la recherche abyssale, intime et confidentielle d’un individu vers un matérialisme dont les objets clinquent au rythme de bols tibétains. Sans qu’il y prenne garde, enthousiaste et rempli d’espoirs.
D’espoirs d’avoir trouvé des solutions à ses problèmes, et en particulier celui d’être bien dans sa peau – dans son corps/cœur/esprit – prêt.e, ou du moins mieux armé.e, pour affronter toutes les épreuves du temps et de la vie sociale et économique, de la vie ordinaire avec ses deuils, ses naissances et ses renaissances.

Le Qi Gong propose de vivre avec la cohorte de difficultés qui assaillent chaque nouvelle journée, avec optimisme et énergie. Un pratiquant de Qi Gong est un modeste artisan du bonheur, en commençant par créer le sien. Même s’il s’agit d’un art énergétique, les artistes en la matière sont très rares.

Le plaisir solitaire grandit en s’y adonnant

L’autonomie physique commence par la pratique solitaire du Qi Gong.
En bonus, la garantie d’une qualité de présence due à l’aisance du corps à formuler des séries classiques en connaissance de cause, soit en les ayant explorées par soi-même, en dehors de tout jugement.
Lors de cette rencontre avec soi, il s’agit vigoureusement de ne pas se juger, et de rester vigilant.e en regardant panoramiquement le miroir où se reflètent ce que nous n’aimons pas de nous-mêmes, ce que au mieux nous envisageons comme défauts (et tares pour les plus énervé.e.s), quand nous ne préférons pas les nier, aveuglé.e.s par une idée de soi sclérosante et sclérosée, inhibé.es de références, de points d’appuis noués et ancrés dans des certitudes.
À noter qu’un pourcentage méconnu des pratiquants de Qi Gong est bouddhiste, à des degrés variés. Combien d’entre eux ont fait la retraite de 3 ans, 3 mois et 3 jours ?

La quête spirituelle contenue dans l’étude du Qi Gong revêt pour chacun.e des aspects forts différents. Des athées aux croyants en passant par les agnostiques, quelque soit la religion, quelque soit le modèle de société que chacun affectionne, le Qi Gong invite tous les humains à se bonifier.

Le plaisir solitaire s’épanouit en pratiquant seul.e, chez soi, tranquille, dans son environnement.
Téléphone coupé.

Si le travail en groupe auprès d’un instructeur est indispensable, et si porteur grâce à la force spontanée du groupe, le travail solitaire l’est tout autant.
Respecter les équilibres est un préambule au travail.
Faire l’un sans l’autre est donc erroné.

Celles et ceux qui n’arrivent pas à se lancer devraient profiter des nouvelles technologies en s’entraînant seul.e.s avec un enseignant, à partir d’une vidéo. Elles ne manquent pas. Le moindre enseignant ouvre sa chaîne Youtube.
Demeurer critique concernant les activités sur le net est devenu laborieux.

Pratiquer à l’aide d’un DVD n’est pas honteux.

C’est un compromis, un passage, une transition ou intersaison, afin de s’entraîner un jour sans support, sans béquille, en plein air, face à l’immensité.
Une occasion de découvrir et de s’ouvrir à d’autres Qi Gong, en prenant son temps, décomplexé.e.

L’autonomie est la voie du lâcher-prise.

De retour chez soi, rechercher un mouvement oublié est une excursion bucolique à ne pas rater.
La confiance dans le corps est ainsi mise à l’épreuve.
Ça commencerait par là.

L’autonomie d’une personne a pour préambule la confiance dans son propre corps.
D’où l’importance d’être bien accompagné.e au cours de ce périple.
Bouger Qi Gong, n’est pas remuer lentement et mollement sans se faire violence. Le plus cruel est ce lâcher-prise à maîtriser. Tout a ses limites. Les excès sont les clignotants de la conscience.

Trop de lâcher-prise augmente mon plaisir narcissique à me regarder dans le reflet de mon spa intérieur, où personne ne vient me déranger – pas même moi, curiste assidu.e échappant aux brouhahas de la cité – accroch.é.e. à mon Dan Tian Inférieur (nombril)

Que risque-t-on à lâcher prise ?
La peur du lâcher-prise recèle tant de réponses. Dommage de ne pas s’y intéresser davantage, pour de vrai. Le lâcher-prise est plus qu’une détente corporelle délivrée par l’expiration.

Plus ça plane pour moi, plus je me sens bien, léger, flottant dans l’univers amoureux : le Tao.

Je vous l’accorde, c’est mieux, voire idéal, idyllique, et surtout plus écologique que fumer la moquette.
Le Qi Gong ne produit pas d’effets spéciaux, de sensations magiques et des hallucinations.
Bien au contraire.
Le Qi Gong pause et pose chacun.e les pieds sur terre, sur sa verticalité.

Au pas camarades

La quête du Nirvana façon Empire du milieu, se caractérise aujourd’hui par les formes officielles de Qi Gong de Santé. Appellation des chinois.

« En 2003, le bureau d’administration national du Sport de Chine a fondé l’Association nationale de Qi Gong de santé de Chine pour développer les méthode du Qi Gong de santé en Chine et dans le monde ». (Les Temps du Corps)

Depuis, chaque année, de nouvelles séries arrivent augmentant le catalogue, à apprendre, à faire valider par l’obtention de médailles et de Duan donnés par cette haute autorité chinoise. À envergure internationale, plus de 80 pays y sont abonnés, les compétiteurs et les compétitions se répandent ainsi sur la Terre, en Europe, en France à la suite de formations homologuées.

La pensée chinoise s’est ouverte aux commerces extérieurs avec deux enjeux cruciaux pour ses peuples et pour la planète : Survivre à sa pollution et à ses problèmes démographiques.

Le Confucianisme est à nouveau à l’ordre du jour. L’organisation de la cité, les profits de l’état sont prioritaires sur les 1.386.027.715 de Chinois (chiffres 2017) pour faire face à un chaos en marche. La moralisation caractérise les conseils et injonctions de Confucius. Un recentrage en quelque sorte.
Le bouddhisme en vogue en Occident connaît aussi un renouveau dans les lieux touristiques chinois. Ça fait vendre des tee-shirts, des copies de reliques et vivre les agences de voyage.
Le plus surprenant est la vague de croyants catholiques en plein essor.

« D’ici à 2030, la Chine pourrait devenir le premier pays chrétien au monde…
La croyance religieuse, c’est une quête de sens, analyse Benoit Vermander, jésuite et sinologue, enseignant les sciences religieuses à l’Université Fudan à Shanghai. » (France Inter – 26 Juillet 2017).

Il prédit que ce sera la religion principale en Chine.
Les croyances évoluent. Pendant ce temps-là, l’État et le Parti rappellent leurs investisseurs de l’étranger pour dynamiser leur économie et ne pas réduire davantage au chômage et à la misère ses travailleurs et ses entrepreneurs. Ça panique aussi au pays du Ying et du Yang.

Le Qi Gong permet de se rappeler, d’étudier et de comprendre à quel point nous sommes interdépendants, nous, les vivants. Des éponges à la fois contenants, et contenus de l’Univers, de ses vibrations, de ses ondes électromagnétiques, de son Souffle.
Par le corps, avec le corps.
Plus libre est le corps, plus libres sont les pensées, les émotions, la parole et surtout les actes.

Pourquoi je pratique le Qi gong depuis toutes ces années alors que j’ai toujours dansé, depuis ma tendre enfance ? Parce que la liberté d’être, de se mouvoir trempé.e dans le monde, ce n’est pas et jamais gagné.

vue sur l'espace les planètes et les étoiles

Pour ou contre

Les taôistes ne sont jamais contre. Ils sont pour.
Pour nourrir la vie,
Pour contribuer à la vie,
Pour protéger la vie,
Pour sauver la vie,
Pour embellir la vie
Pour aimer la vie
Pour vivre la vie.

L’autonomie, tout le monde est pour. Celle de nos enfants et celle de nos parents nous traquassent depuis la nuit des temps.
Mais dans le concret, en tant que pratiquant.e :

  • Suis-je véritablement autonome ?
  • Pourquoi ?
  • Quels sont les freins que je rencontre, subis ?
  • En tant qu’enseignant.e, est-ce que j’use de tous les moyens mis à ma disposition afin que mes élèves ne se confortent pas dans une dépendance vis-à-vis de moi et du Qi Gong que je propose ?

C’est si facile de manipuler et d’enchaîner les autres, que l’égo pour le moins en forme, s’en arrange très bien. Justificatifs tamponnés. Je ne vous apprends rien.

Le Qi Gong n’est pas un but en soi. C’est une notice, d’un des modes d’emploi de la vie, suggérée par la sagesse populaire et ancestrale de la Chine.

Même si le Qi Gong implique un véritable engagement, comme toute démarche artistique et spirituelle, et cela sur le long terme, confondre l’outil avec le but pose question.
Le but de la vie est de vivre et de mourir.
Le but de la vie est de bien vivre, et de bien mourir.
Le Qi Gong peut y contribuer. Mais pas que.
À condition de vivre pleinement son existence, là où on est, sans regrets, même amoindri pour raison de santé, d’âge.

Le Qi Gong ne remplace pas la vie. Il la booste.
La vie ne remplace pas le Qi Gong. Elle le motive.


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