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SamuraiRécemment, je lisais un commentaire placé sous la publication qui annonçait le meeting international de boxe du 21 octobre. Il avait l’air de ne pas trouver d’intérêt à voir un sport de combat, alors que l’on voudrait prôner la paix. Retraçons donc l’origine de certains sports tels que le judo, le karaté et le ju-jitsu, que j’écris intentionnellement en version francisée telle que vous le trouverez dans un dictionnaire lambda.

Utilisation militaire

Ces sports proviennent de lointaines guerres, lors desquelles il était préférable de savoir se battre. On apprenait donc des techniques guerrières de diverses familles : combat rapproché, maniement du sabre, tir à l’arc. Ces techniques étaient englobées dans des tactiques de combat qui, elles, étaient réglées par des stratégies militaires. On parlait alors d’une armée dont le but était de vaincre l’ennemi.

Des méthodes d’enseignement se sont ensuite développées. Elles permettaient d’apprendre, sous l’égide d’un spécialiste, ces fameuses techniques de combat. On assistait à la naissance de bujutsu (technique guerrière). Au Japon, on apprenait le bujutsu dans un clan et chaque clan possédait ses secrets et avait ses préférences. Puis, lorsque le pays réussit à s’unifier, ce fut des Écoles secrètes (ryū) qui apparurent. Chaque ryū avait un maître et des disciples pour évoluer dans une branche de techniques. De technique de guerre, on passait lentement aux arts martiaux (« martial » provenant de Mars, dieu de la guerre), notamment par le jūjutsu (technique d’adaptation) présent dans de multiples Écoles.Jigoro Kano

Évolution culturelle

Lorsque le jeune Jigorō Kanō, qui avait appris le jūjutsu auprès de plusieurs maîtres, synthétisa ses connaissances, il décida de retirer ce qui était dangereux et ajouta la dimension morale à ses acquis pour créer le jūdō (voie de l’adaptation). On passait déjà de l’art martial à une méthode d’apprentissage (les arts martiaux modernes que l’on inclut dans le budō, ce qui signifie Voie guerrière) et plusieurs maîtres s’en inspirèrent pour passer de jutsu à dō. Pour mieux préciser ce qu’était le jūdō, son fondateur en disait qu’il était « un art martial, une éducation physique, une éducation intellectuelle et morale, ainsi qu’une méthode de la vie quotidienne ».

La violence, présente lors des batailles de clans, des guerres avec des ennemis externes et des combats de rue, devenait, lentement, contrôlée par les pratiquants grâce aux codes moraux qui voyaient le jour. La pure violence était dès lors canalisée sous une forme différente : la combativité.

Les années ont passé et l’on est arrivé à la dimension sportive (c’est à ce moment que vous pouvez franciser les mots), dans laquelle la violence est interdite et punie. Un bon combattant se doit donc d’être combatif, sans laisser la violence s’installer. À partir de là, je pense que les arts martiaux sont un excellent moyen de diminuer le taux de violence sur notre petite planète.


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