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La vidéo qui vous est présenté ci-dessous a donné lieu à quelques échanges intéressants sur l’importance des postures dans la pratique de nos disciplines martiales. J’ai souhaité vous en faire part ici.

La vidéo

La forme – Sarm Bo Yui Qui est expliquée par Sifu Li Tin Loi (en chinois)

En effet, même si on ne voit pas le bas du corps, des percussions de membres supérieurs puissantes impliquent un bas du corps solide et des appuis stables.

Dans les arts martiaux sportifs (il n’y a pas d’antinomie), les règles de combat de compétition induisent une modification des placements et de la structure corporelle.

Frapper avec gants (type boxe) n’est pas comme frapper sans gants, le placement du corps (plus ou moins de face ou plus ou moins de profil) et de la garde (plus ou moins ouverte) sont modifiés selon qu’il n’y ait que les poings, les poings et les jambes, des coups dans les jambes ou encore un travail d’amené et/ou contrôle au sol.

Le travail sans gants nécessite de protéger son pouce lors de percussion et d’avoir un poignet « travaillé ». D’où l’intérêt d’engager sa percussion de poing avec le pouce vers l’extérieur (lorsque la paume de main est vers le haut) classique dans la pratique des arts martiaux dits traditionnels.

Le placement de la main s’appelle un placement en supination. Le placement la paume vers le sol s’appelle en pronation. Outre le fait que le placement en supination protège le pouce à l’entrée dans la distance de l’adversaire, ce placement favorise le rapprochement du coude vers le corps grâce à un muscle très puissant le grand dorsal (latissimus dorsi).

D’ailleurs il y a une association des mouvements de pronation et d’abduction de l’épaule (élévation latérale) comme lorsqu’on dévisse de la main droite et une association supination adduction de l’épaule (le coude se rapproche du corps) comme lorsqu’on visse de la main droite.

Essayez de faire le contraire ; lever le coude en tournant la main vers l’extérieur et son antagoniste, baisser le coude en tournant la main vers l’intérieur. On y arrive bien sur, mais il faut réfléchir un peu, ce qui montre que le schéma moteur n’est complètement en place et de plus on n’a pas ou peu de force….

L’homme descend du singe (paraît-il) et le singe de l’arbre… Nous avons gardé la musculature de nos ancêtres adaptée à la vie dans les arbres notamment les muscles tracteurs et suspenseurs et en particulier le grand dorsal.

forme-sarm-bo-yui-qui_01Percuter la garde du partenaire en étant placé paume vers le haut et presque de fait coude vers l’intérieur permet d’avoir une entrée puissante, il suffit « juste » de tendre le bras pour toucher l’adversaire avec le poing, la paume ou les doigts. A condition d’avoir également de bons appuis.

Ce qui est intéressant dans cet exercice c’est de comprendre la technique pour sentir et ressentir la structure corporelle nécessaire à avoir depuis le sol jusqu’au bout de la main.

C’est pourquoi la garde des arts martiaux traditionnels en général et du Qwan Ki Do en particulier n’est pas une garde de boxe. Un coup de poing reste un coup de poing mais pas tout à fait. Encore une fois, la culture de l’art martial, ses principes stratégiques de combat, etc. vont déterminer sa structure corporelle.


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