Un combat n’est jamais justifié. Soyez sûr, avant d’engager un combat, d’avoir tout fait pour l’éviter.

Cela étant dit, on est bien d’accord, pour apprendre à se battre il faut…combattre.

Mais pas n’importe comment. L’apprentissage du combat en club n’est qu’un apprentissage partiel, tronqué de sa partie la plus essentielle : la volonté violente de survivre. Mais c’est malgré tout le moment idéal, à humble mon avis, pour s’exercer à faire le vide et laisser agir son intuition, ses réflexes et par voie de conséquences évaluer les techniques qui ont été intégrés. J’entends par « technique intégrée », une technique qui ne devra pas être pensée. Lorsque vous apprenez des techniques, posez-vous des questions :

Ai-je bien saisi le principe de cette technique ? (techniques nouvelles)

  • Suis-je en équilibre, dans une position forte,
  • Suis-je bien placé par rapport à mon adversaire,
  • Le coup se porte-t-il bien à cet endroit,
  • Ai-je frappé avec la bonne arme, etc.

Ai-je pensé cette technique ? (techniques anciennes)
Si vous avez dû penser cette technique, c’est qu’elle n’est pas « intégrée ».

Dans un combat certains entrainements vous donneront quelques avantages. C’est le cas du durcissement. C’est un avantage de plus à votre actif, car il vous permet de prendre des coups ou de les parer sans qu’une violente douleur vous empêches de combattre.
Durcissement est un terme que tous le monde comprends mais qui n’est pas tout à fait exact. Le terme « renforcement » me paraît plus adapté.
Faire du durcissement est la plupart du temps interprété comme un entrainement pendant lequel on frappe avec tout et n’imorte quoi sur ses membres pour ne plus sentir les coups. En effet, on ne durcit pas le corps

Champ de vision (en regardant l’adversaire dans les yeux, vous devez voir ,au moins ses hanches).

Si vous ne voyez pas autre chose que ses yeux, ne combattez pas, vous n’êtes pas prêt.

Précision (Etes-vous capable de toucher le plexus sans vous y reprendre à deux fois ?)
Vous pouvez vous contenter de frapper avec les poings ou les phalanges, tant que vos doigts ne sont pas assez rigides, une fois qu’ils le sont, vous gagnerez en précision et en efficacité à frapper avec la pointe des doigts (les phalanges repliées permettent déjà une précision qu’on obtiens pas avec un poing fermé).

Notre société est régie par le « paraitre ».
Pour résoudre le combat, sachez que le ridicule ne tue pas et que la fierté est un obstacle à la survie.

Nous sommes donc bloqué par des réactions du type : « je ne vais pas faire ça, j’aurais l’air ridicule ! », alors que cela aurait pû être le geste qui sauve. Ce mettre à genoux devant son agresseur en criant « Je ferai tout ce que vous voudrez ! » n’est pas un manque de fierté, mais une façon de vous rapprocher de ces parties génitales pour mieux en finir (ne ratez pas votre coup, il pourrait vous en vouloir d’avoir essayé).

Il y a plusieurs réactions pendant le combat:
La fuite physique (d’autres disent « retraite sttatégique » Wink), la fuite mentale (c’est la peur qui vous fait perdre vos moyens), et le combat.

* La fuite physique, est parfois la meilleur façon de rester en vie, encore faut-il avoir su évaluer le combat à son désavantage. L’évaluation implique un esprit froid devant le danger, et peu de gens en sont capables, si bien que finalement seule la fuite éperdue est pratiquée. C’est la peur qui fausse votre jugement quant à l’issue du combat.

* La fuite mentale peut ne pas impliquée de fuite physique, ce qui est bien plus dangereux. En effet, la peur, là aussi, prend le dessus, vous désoriente, inhibe vos talents, diminue vos capacités, et rend votre adversaire plus fort qu’il ne l’est en réalité. Cette peur vous empêche de combattre et peut, au sein de votre club, vous empêcher d’apprendre. Une fois diminué psychologiquement, vous ne faites plus le poids.

Ces deux type de fuites sont provoquées par la peur.
Eh oui, quand on a peur on à pas envie de se battre. On pense à la douleur que va nous infliger le gars qui nous fonce dessus. On pense aussi aux conséquences du combat (aller au boulot le lendemain avec des blessures ne fait pas très sérieux) et au pire, si la mort est l’issue, que deviendra votre famille.

Il n’y a que deux possibilités: combattre ou ne pas combattre.

Si vous n’avez pas d’autres choix que de vous battre alors il faudra aller jusqu’au bout. C’est à dire, s’arranger pour que l’adversaire n’ai plus la possibilité de poursuivre le combat. Pour cela, vous devez avoir une vue d’ensemble de votre environnement est vous servir de tout ce qui vous tombera sous la main (une peau de banane peut faire diversion si elle finie dans le visage de l’agresseur). Un conseil tout de même, ne cherchez pas la difficulté, ni la complexité. Un genou plié dans le mauvais sens mets fin à un combat plus vite que la clé d’orteil n° X-20012 du traité de combat du maitre machin qui vivait dans la montagne.

Ne pas combattre reste la meilleure des solutions. Mais ATTENTION pas dans n’importe quelles conditions. On ne fuit pas si l’adversaire est à distance de poings; il aura trop vite fait de vous mettre un coup dans le dos. On ne peut malheureusement pas fuir avec des chaussures à haut talons (n’essayez même pas, ce serait vous offrir à l’agresseur). Ne pas combattre, cela peut aussi être faire acte de soumission pour mieux s’enfuir.