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legitilie-defense-militaireEh oui, à la question « Peut-on tuer son agresseur sous couvert de légitime défense ? », la réponse toute faite est d’ors et déjà approuvée par la plupart d’entre vous : « Ca dépend ».

Rappelez-vous l’histoire du légionnaire qui le 5 mai dernier faisait vibrer les fervents défenseurs de la légitime défense en retournant l’arme d’un dealer contre ce dernier, le blessant mortellement.

L’histoire commence par le relais d’une information par les médias

On apprend que le défenseur est blessé à la main et l’agresseur à la cuisse et au bras avec son propre couteau.
Les réseaux sociaux s’emballent et la quasi totalité des « intervenants » prend la défense du militaire qui a eu le « bon réflexe » en sauvant sa vie et celle d’une amie face à une agression à main armée.

En effet, à cette description j’ai moi-même très bien imaginé la scène : l’agression verbale, le ton qui monte, le couteau sorti, la réaction du militaire, la résistance du dealer, le combat qui s’ensuit pour maîtriser l’arme par le défenseur tandis que l’agresseur tente de « planter » la victime, la blessure à la main, la saisie de l’arme en pleine action, la tentative de l’agresseur pour reprendre son arme, la première blessure au bras, l’agresseur insiste et l’accident qui suit.
On y serait presque non ?

Aujourd’hui l’histoire se précise et l’enquête avance afin de déterminer si oui ou non, le militaire était bien en situation de légitime défense.
On apprend aujourd’hui donc que l’agresseur est décédé après avoir encaissé non pas un ou deux, mais sept coups de couteau : Se défendre, jusqu’où ?… SEPT ?!?

On est loin de l’action / réaction de la banale légitime défense et comme nous savons plus ou moins tous que les militaires ont des séances d’entraînement au combat, on peut se poser la légitime question de la proportionnalité réclamée pour le classement d’une réaction en cas d’agression en situation de légitime défense.

Alors « Peut-on tuer son agresseur sous couvert de légitime défense ? » ?
Eh bien avant de crier au lynchage ou à la sauvegarde de notre droit légitime à la défense personnelle et à la libération de la victime, il faudra bel et bien attendre les résultats de l’enquête en cours pour déterminer si oui ou non, le dealer est mort en pleine agression à main armée, ou mort sous les coups d’un expert en arme blanche qui peut-être, aurait pu lui donner une leçon bien mérité sans en venir à l’extrémité mortelle.

Crédit photo : le JDD


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