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Cet article rédigé par M. Franck Ropers a été publié sur Masterfight avec son accord

gentilesse-au-dojoPour que nous puissions tous être en phase sur le mot « gentillesse » et générer un échange des plus constructif, je rappelle la définition synthétique du mot « gentillesse » (provenance : Wikipédia).

La gentillesse est l’acte ou l’état d’être gentil. Elle est caractérisée par la bonté et le comportement de bienfaisance, caractère doux, tendre et soucieux des autres. Elle est connue comme une vertu.

Pour ma part, la « gentillesse » n’a pas sa place dans l’enseignement des arts martiaux. Le professeur doit surtout être juste, ne doit pas être ni gentil, ni méchant mais doit être tout simplement juste. Le dojo n’est pas un lieu où l’on écoute les plaintes, les « petites douleurs » des pratiquants : on vient au dojo pour s’entraîner dur et donner le meilleur de soit même.
On n’est pas obligé de venir !

L’image d’un entraîneur juste et celle que j’ai de mes anciens entraîneurs qui m’entraînaient à l’INSEP (dans les années 80)… et cela m’a plutôt réussit.

Le professeur est là pour nous montrer le chemin, un chemin que nous ne connaissons pas, un chemin que nous voulons découvrir, pour dépasser nos limites et progresser dans notre discipline et dans notre vie et pour certains d’entre nous lui donner un sens.

Souvent, le professeur nous demande de réaliser certaines techniques complexe ou des programmes de préparation physique intense, et on ne se sent pas capable et du coup on ne s’engage pas à fond, dû souvent à un manque de confiance en nous, c’est là que notre professeur nous booste « un peu » pour nous forcer à dépasser nos limites pour atteindre l’objectif programmé que nous pensions inaccessible… et nous réussissons ! Et là quel plaisir !!

Le professeur est là pour nous aider ou nous pousser à progresser, car s’il est un bon professeur (donc honnête, compétent et qui s’entraîne tous les jours durement) il est passé par là avant nous avant vous et donc il connait les difficultés qui vous attendent.
Il est là pour nous guider au mieux en étant juste dans son enseignement, et parfois il nous paraîtra dur, méchant, inhumain, mais parfois aussi complaisant et encourageant. Un juste équilibre… C’est ça les arts martiaux !! On retrouve toujours la notion d’équilibre.

Son expérience doit lui permettre de s’adapter à notre forme du moment, à notre motivation, à nos difficultés, à nos états d’âme et afin de nous guider vers votre objectif commun.
Mes 30 ans d’expérience dans l’enseignement m’ont démontré que beaucoup d’entre nous perdent la motivation et arrêtent prématurément car ils ne voient plus l’intérêt de progresser…
Par contre la majorité (et tant mieux) continuent à venir à tous les entraînements : ils se laissent doucement guider vers leur évolution personnelle, même si parfois ils ont envie de souffler et aimeraient faire moins de pompes ou de cross fit que le néophyte peut trouver complètement inhumain.
Cette dernière catégorie sortira grandi à travers cette recherche d’eux même.


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