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Mais d’abord c’est quoi un débutant ?

Sports de combat et arts martiaux pour les nulsUn débutant est une personne qui commence une activité dans un domaine, sans en avoir la moindre expérience (un noob quoi 😉 ). Si vous vous mettez à la boxe anglaise après avoir fait les championnats de France de boxe française, vous n’êtes pas un débutant. Vous avez une certaine expérience de l’entrainement, du ring, du coach, du sac de frappe, etc.
Par contre si vous vous mettez au judo après avoir pratiqué la natation, la boxe thaï ou le curling, vous êtes un débutant.

A partir de quand n’est-on plus débutant ?

A mon avis, vous n’êtes plus un débutant lorsque vous êtes autonome dans votre entraînement.
Mais vous me direz : « Qu’est-ce que l’autonomie dans une salle de sport ? »
Lorsque vous comprenez tous les termes utilisés par votre professeur pour vous décrire un exercice et que vous n’avez plus besoin de vous tourner vers un « ancien » pour comprendre la teneur de cet exercice, alors vous êtes autonome, donc plus un débutant. On peut aussi formaliser cet état par le premier passage de grade.

les arts martiaux vus par les pratiquants

Se plier à une hiérarchie ne veut pas dire que l’on devient bon pour les corvées du club (ce fût vrai à une époque ancienne où l’on devenait disciple d’un maître et ou les tâches ménagères étaient un moyen de payer l’enseignement).
Donc non, vous ne ferez pas les corvées. Par contre étant nouvellement arrivé, vous allez devoir apprendre que le respect prend des formes différentes suivant votre activité dans le club et le contexte :
– Avant de monter sur tatami, on salut.
– Avant le cours, on salut.
– Avant un exercice, on salut son partenaire.
– Lorsque le professeur a donné une indication pendant un exercice, on le salut.
– Après un exercice, on salut son partenaire.
– Après le cours, on salut.
– En sortant du tatami, on salut.

Le respect, une des valeurs fondamentales des arts martiaux

En règle générale, le salut est un mouvement « codifié » (différent suivant votre style) signifiant votre respect au lieu ou à la personne à qui vous l’adressez. C’est donc une forme de politesse propre aux arts martiaux. Mais ce n’est pas parce que vous pratiquez un sport de combat (comme la boxe anglaise) que vous ne devez pas saluer. Un simple « merci coach », sincère, énoncé avec les tripes, fait tout aussi bien l’affaire (d’autant qu’il est peu pratique de serrer la main du coach avec des gants de boxe).

Si on se plie à ces petites choses, on sera en droit de réclamer soi-même du respect.

L’énoncé d’un sentiment comme le respect, ne devrait jamais se faire sans la pensée profonde qui l’accompagne.

Respect qui va jusqu’à la bonne tenue du kimono (pour prendre le terme le plus connu), une hygiène irréprochable et un comportement exemplaire au sein de la salle d’entraînement(1) :
– Sur les abords du tatami (en attendant le début du cours ou en tant que parents attendant les petits champions), on ne parle pas fort, on ne crie pas, on ne cours pas… bref, on ne chahute pas ;
– On monte sur le tatami avec les cheveux attachés ;
– On ne monte pas sur le tatami avec des chaussures ;
– On ne monte pas sur le tatami avec des bagues ou des colliers. Ils pourraient être brisés ou pire, provoquer des blessures à vos partenaires ou à vous-même ;
– Prenez les précautions nécessaires pour arriver à l’entraînement avec les ongles des pieds et des mains coupés courts afin de ne pas griffer ses partenaires (dans le cas ou votre pratique se fait pieds nus) ;
– Lavez votre kimono au moins une fois par semaine afin d’éviter les effluves malodorantes et envahissantes ;
– A la fin de l’entraînement, pliez votre kimono. Mettre son « kim » en boule dans son sac c’est lui manquer de respect (comme à vos autres vêtements d’ailleurs).

Ce respect vaut pour le débutant autant que pour les personnes confrontées au débutant.
Dans un combat par exemple, vous ne devez en aucun cas subir une agression caractérisée de la part des gradés du club.

Message aux gradés
Répétez après moi « Je ne dois pas taper les débutants pour les ridiculiser ou pour me faire valoir ! »

A l’inverse en tant que débutant, il n’est pas judicieux de se jeter dans un combat à corps perdu, essayez plutôt de placer les techniques que votre professeur vient de vous enseigner. Vous n’êtes pas dans cette salle pour montrer aux habitués (gradés) que vous pouvez en découdre avec les plus fort d’entre eux, mais pour assimiler des techniques que vous ne connaissez pas qui, peut-être, un jour (je ne vous l’espère pas [discutable]) vous tirerons de situations difficiles.

la technique qui tue

Dois-je vraiment me soumettre à une hiérarchie ?

J’ai rencontré des personnes qui pensaient qu’après le boulot, on n’était pas là pour se prendre la tête avec de la rigueur, une tenue nickel, des directives strictes, etc.
A mon avis, elles se trompaient.

Si vous vous êtes engagé dans un cadre structuré, en signant votre inscription, vous avez implicitement accepté l’ensemble des règles de cette structure, qu’elle soit martiale ou non.

Cette hiérarchie est très souvent matérialisée par un système de grades. Vous connaissez certainement les fameuses ceintures noires de karaté, et bien sachez qu’avant cela, il y a d’autres couleurs pour ces ceintures suivant l’école :
– Karaté et judo : blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron et noire.
– Certains styles de viet vo dao : noire, bleue, jaune, rouge, blanche.
– etc.

Certains sports de combat utilisent d’autres moyens pour marquer l’évolution du pratiquant. Au kali par exemple, ce sont des t-shirt de couleurs tandis qu’au MMA (selon le système mis en place par la CNMMA) ce sont des mitaines de couleurs.

1- Dojo (japon), kwoon (chine), voduong (vietnam), gelanggang (malaisie), dojang (corée)


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