Les turpides du cercle est un recueil de 13 contes inspirés de l’Extrême-Orient féodal. Ils illustrent les aventures des samouraïs, des ronins (samouraï sans maître), des maîtres de sabres ou des archers. Tous se trouvent confronter à leur propre question. Tous doivent dépasser l’évidence pour trouver la voie, ou la voix de l’Eveil.

Dans l’un des contes du livre, le maître Truong tire une leçon de vie grâce à Lan, une jeune fille qui refuse de l’accompagner au palais pour suivre son enseignement car elle trouve son bonheur auprès des siens.
Dans un autre de ces contes, Maître Pham Van Tam fait prendre conscience à un jeune disciple venant le défier, que parfois le regard nous illusionne, nous trompe et que seule la vision de l’esprit nous permet d’y voir clair.

Les turpitudes deviennent à la fois celles des personnages et celle du lecteur. L’auteur Lou Ma Ho, nous amène à résoudre ses idées paradoxales qui nous animent et nous trompent souvent. Telle une méditation nous sommes amenés à prendre ces lectures comme un chemin intérieur et à « nous préparer à affronter sa fortune ou son infortune ».

Dans un style simple et parfois chargé d’humour, ces 13 contes ont la qualité de nous faire voyager par les mots spécifiques de l’Extrême-Orient. Leur lecture reste un moment de plaisir même s’ils sont de profondeurs inégales.

Les villageois avaient colporté cette histoire qui se transforma rapidement en légende. Le récit grossissait à chaque fois qu’il était raconté, certains affirmant que le combat avait duré jusqu’au coucher du soleil.

Ce court extrait est issu du conte « Koan de printemps » dont le scénario est déjà primé.
L’adaptation cinématographique dont le tournage s’est achevé fin 2011 devrait sortir courant 2013.

Sommaire
– Viser son propre coeur
– Koan de printemps
– Le ronin invincible
– Le souffle de l’illusion
– La force du discours
– La révélation
– Le meilleur sabre
– Jouer n’est pas jouer
– Le roi de Tour et le roi de Rien
– Hashimoto
– Le sabre et le roseau
– Pluie de pierre
– Le son de la cloche

Certains termes spécifiques à l’Asie en générale et aux arts martiaux en particulier sont expliqués succinctement à la fin de l’ouvrage. Il aurait été appréciable à mon sens qu’ils soient placés en note de bas de page, peut-être plus pratique.

Ces contes Zen nous permettent, comme les arts martiaux ou la calligraphie de voir plus clair.
Il est essentiel de les lire, et les relire pour parfois répondre à nos questions, et de comprendre l’essentiel du geste, de la voix, et du regard – sur l’histoire – sur la vie.

« Ne rien attendre, ne rien espérer, voilà le secret non seulement du sabre, mais de toute chose. (…) Continuer à vivre pleinement chaque seconde, chaque respiration. Peu importe le lieu ».

Achetez le livre

Du même auteur :
Muhatsu et la cigale | Muhatsu et le passeur | Tayi, le petit pêcheur

L’auteur de ce recueil Marc-Olivier Louveau est Lou Ma Ho. Il est amoureux de l’Asie et maître de Wu Dao (art martial sino-vietnamien). Depuis une quinzaine d’années il a puisé dans ces sources de nombreux scénarios pour la télévision et le cinéma, ainsi que plusieurs ouvrages pour la jeunesse.

En 2005 il réalise son court-métrage « l’Éveil du moine » (ci-dessous), adaptation d’un conte zen, est diffusé dans de nombreux pays, primé et nominé dans plusieurs festivals un peu partout dans le monde.