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On m’a demandé il y a quelques jours, des infos sur la « Dream Team » de karate de 1972, dont M. Dominique Valera fit partie.

J’ai cherché et voilà mes trouvailles. Je vais les mixer avec mes archives persos… ça devrait faire un truc genre EXCLUSIVITE Masterfight ! (pompeux hein ^_^)

Nous sommes en 1972 et le karate français ne rêve que d’une chose, se mesurer à l’équipe japonaise, réputée imbattable à l’époque. L’équipe de france se compose alors de Guy Sauvin, François Petitdemange, Gilbert Gruss, Alain Setrouk et Dominique Valera. Ils ont rendez-vous pour tenter leur chance, au 2ème championnat du monde qui se déroulera à Paris les 21 et 22 Avril de cette année.

L'équipe de France aux championnat du monde de karate de Paris en 1972François Petitdemange, Alain Setrouk, Guy Sauvin, Dominique Valera, Gilbert Gruss

Au cours de ce 2ème championnat du monde, un évènement hors du commun va avoir lieu. La délégation japonaise (grande favorite), sur qui repose tout le poids du karate traditionnel mondial, et alors que l’ensemble des pays participants est là pour en découdre, la délagation japonaise donc, va quitter la compétition.

C’est officiellement l’arbitrage suspect, pourtant constitué de 42 arbitres japonais sur 45, qui causa le départ de l’équipe niponne. Défection qui donne à la victoire finale des français, un gout amer. La raison en serait (selon Dominique Vincent dans le livre Karate Story) que les japonais ont senti le vent tourner. Les équipes internationales sont toutes plus affûtées les unes que les autres et une défaite est envisageable. Pour ne pas compromettre leur titre, il vaut mieux compromettre toute la compétition. C’est ce qu’il font.

En octobre 1975, le 3ème championnat du monde à lieu à Long Beach, en Californie au Stadium Las Arenas, ou Bruce Lee fît sensation quelques années plus tôt (une salle de 20 000 spectateurs qui en contient pour l’occasion… 1500).

http://www.youtube.com/watch?v=wCEvTQeqNn4
Documentaire en français, merci M. Durand (plus disponible pour le moment)

L’ambiance est tendue chez les français car ils s’attendent à rencontrer une équipe japonaise hyper entraînée. Malheureusement, ce n’est pas par la « team nippone » que le premier coup arrivera, mais par l’arbitrage.
La première équipe que rencontre la France est… l’Australie. Pas une grande équipe, pas au top, mais elle éliminera l’équipe de France.
Ni une, ni deux, les combattants du vieux continent se dirige vers le tableau des repéchages. C’est un deuxième coup dur… l’organisation (un certain Evans) n’a pas prévu de repéchage contrairement à ce que prévoit habituellement le réglement de la WUKO. Ils sont donc définitivement éliminés. Evans sourit, c’était un piège !

Mais… pendant qu’il expliquait aux français que ce réglement était définitif, le match Belgique USA prenait fin, avec la victoire des … belges.
Pas de répéchage non plus pour les USA. Voilà que l’équipe américaine était évincée par la même machoire implacable qui mis la « Dream Team » française à bas. Piège mis en place par l’américain Evans lui-même.
L’arroseur arrosé.

Au cours de ce 3ème championnat du monde, la Belgique, la France, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie se levèrent ensemble pour exprimer leurs mécontentements. Dominique Valera, se contient, au championnat du monde de karate de 1975
Photo Karate Story
En effet, les arbitres comptaient les points aux japonais qui touchaient leurs adversaires, mais éliminaient les non nippons qui effleuraient un karateka japonais.

L’arbitrage jusqu’alors fut toujours très partial, mais cette fois-ci, ils ne se cachaient même plus. C’est dans ces conditions très difficiles que la Grande Bretagne résussit à éliminer, malgré tout l’équipe japonaise.

C’est pendant les compétitions en individuel de ce même tournoi que Dominique Valera fit parler de lui. Pas content du tout de la tournure que prenait ce « complot anti français » (anti Valera dirent certains), le King contenant déjà sa colère depuis un moment, finit par se retouner contre les arbitres.

Une légende est né

Sources :
Seiseiruns
R. castel
Karate in english lewis wallace
– « Karate Story » par Dominique Vincent, édité entre 1976 et 1980 par la « société nouvelles des Editions de France »


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