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La première vision du Wing Chun

sifu Yip Man, figure emblématique du Wing Chun
Photo tirée du site
Wing Chun Danmark
Lorsque l’on entend parler du Wing Chun (ou Wing Tsun, ou Win Sun, ou encore Vin Tsun, à moins que cela ne soit Ving Tshun) la première fois, c’est soit après avoir vu un certain Jacky Chan taper sur « un bout de bois avec des bras », soit parce qu’on a vu des photos de Bruce Lee s’entrainer sur le même type de bout de bois, au côté d’un vieux monsieur au crâne dégarni… sur le coup, on s’entend dire que c’est du kung fu… « et pis c’est tout ! ».

Puis on creuse un peu, on se renseigne, et on entend parler du bout de bois que l’on appelle en fait Mannequin de bois, de Wing Chun qui est une branche du kung fu, de Yip Man (ou Ip Man), une de ces figures emblématiques.

Puis vient le premier cours.

Dessin de mannequin de bois
Illustration tirée du site Fiorerosso.org
Lorsque l’on commence le wing chun, on est surpris par la prise en mains physique de l’apprentissage.
Pour expliquer le mouvement (la où je suis mes cours en tout cas), le sifu (le professeur) vous prend la main, le coude, le bras et, comme le ferait un marionnettiste, vous guide dans le mouvement à exécuter. C’est assez perturbant, mais cela vous donne tout de suite, la sensation du geste juste.

Vous devez, pour cela être complètement décontracté et vous laisser faire, tout en mémorisant le mouvement effectué.

Chaque mouvement du Siu Lim Tao (la première forme du style) est très précis. Ce tao permet de poser les bases de votre wing chun.
Vous apprenez par exemple, à ne pas avancer les épaules lorsque vous avancez les bras, pour donner un coup de poing par exemple (contrairement à la majorité des arts martiaux).
Vous apprenez également le relâchement dans le mouvement, et prenez conscience de votre corps très rapidement, notamment grâce (à cause ?) de la position des jambes.

Cette première forme contient une quarantaine de mouvements à exécuter en symétrie. Des mouvements somme toute assez simple, mais je le répète très précis.

Chi Sao
Photo tirée du site PSDTC
Si, sur le tatami, on lève un peu la tête de son entrainement, on peut voir en regardant les anciens, que le wing chun c’est aussi du contact, grâce aux exercices de chi sao (les mains collantes). L’un des principes de cet exercice est de rester en contact avec les bras de l’adversaire. Parce que selon le wing chun, l’oeil est moins rapide à percevoir le mouvement que « le toucher ». En étant bras contre bras, on est donc connecté directement sur le système nerveux de l’adversaire, car chacun de ses frémissements sera capté.

Le maître mot du Win Chun est : le feeling, la sensation.

Pour plus d’informations sur cet art martial, vous pouvez creuser un peu en lisant la série d’articles du site Ici-lachine

Vous pouvez trouver le club le plus proche de chez vous grâce au site de la Fédération Française de Wushu ou au site Planète Wing Chun


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