• 10
  •  
  •  
  •  
  •  
    10
    Partages

Capoeiriste pendant une démonstrationLa Malicia (la malice) est un concept dans la Capoeïra qui est à la fois simple et complexe.

Sa racine latine, « mal », impliquerait la méchanceté. Cependant, dans le contexte de la Capoeïra , la meilleure traduction de malicia semble être « la ruse/tromperie ».
La Malicia est l’art de savoir tromper ou duper son adversaire. Peu importe la position dans laquelle vous vous trouvez.

Un autre des aspects philosophiques de la Capoeïra est l’idée que la roda (1) est un microcosme de vie.
C’est là que la malicia devient importante, car elle permet à un capoeïriste de voir au travers d’une personne et de comprendre comment celle-ci pense et s’approche de la vie.
La malicia permettrait au capoeïriste de comprendre les intentions réelles de l’adversaire et ainsi de différencier une attaque d’une feinte. lui permettant ainsi de préparer une contre-attaque. La Malicia a un rôle important dans la Capoeïra et à l’extérieur de la roda. Cependant, la malicia a aussi une limite du point de vue du complot et de la planification.

Nestor Capoeïra écrit dans le Petit Livre de Capoeïra Malandro demais s’atrapalha. Cela signifie qu’une personne qui essaie d’être trop intelligente obtient souvent le contraire. Pour le capoeïriste, cela sert d’avertissement. Il ne doit pas devenir obsédé par son désir de duper son adversaire au point de manquer les actions du jeu. La Capoeïra : les racines du jeu de la lutte et de la danse. L’auteur explique que pour les capoeïristes, la malicia devient une partie innée de leur jeu.

Le désir d’être sournois et mensonger peut grandir jusqu’à ce qu’il aveugle le capoeïriste sur les capacités de son adversaire. Au lieu d’utiliser la malicia pour devenir un meilleur joueur, le capoeïriste finit souvent à la merci de son adversaire.

Un jeu se termine en général quand l’un des deux concurrents en a assez, quand un autre joueur coupe le jeu ou traditionnellement quand un joueur arrive à faire tomber l’autre.

1 – La roda est le cercle formé autour des deux joueurs lors du jeu.
Elle est formée de :
– la batteria : les instruments de musique (berimbau, atabaque, agogo, pandeiro, reco-reco, etc.)
– les autres joueurs : qui chantent en tapant des mains. ils répondent en coeur au soliste et ils passent tour à tour au centre de la roda.

Article tiré du magazine numérique téléchargeable librement ici

Yann Doubeck, 1er Batizado, groupe Senzala


  • 10
  •  
  •  
  •  
  •  
    10
    Partages